
Si vous n'étiez pas réfugié dans votre sous-sol tout le week-end, vous avez sûrement pu apercevoir certaines scènes chaotiques que la tempête, plus précisément, le cyclone extratropical Xynthia qui a balayé le Portugal, l'Espagne, le Benelux, l'Allemagne, et bien sûr, la France, a laissé derrière lui. Il a sévit durant la nuit dernière, ainsi qu'une bonne partie de la journée d'aujourd'hui (le vent frappe d'ailleurs encore vigoureusement mes volets à l'heure où j'écris cet article).
Curieuse, cette manie d'appeler les évènements catastrophiques par des noms féminins...
L'EUROPE n'est pas en reste quand il s'agît de faire le compte des catastrophes météorologiques qu'elle a essuyé : Daria et Herta en 1990, Emma en 2008. C'est tout pour les "filles", mais nous avons également eu à subir les caprices de Vivian et Wiebke en 1990, Erwin en 2005, Klaus en 2009... sans oublier bien entendu, les plus connues, qui ont touché la France le 26 Décembre 1999, j'ai nommé Lothar et Martin, qui, je le rappelle, avaient causé des dommages sans précédents avec des bourrasques allant jusqu'à 259 km/h, un record Européen. La caractéristique principale de cette tempête de début 2010 ? Elle a touché la quasi totalité des régions Françaises, contrairement à Klaus, par exemple, qui n'avait touché que quelques régions en 2009.
Nous devons ces noms Germaniques à une étudiante météorologue Allemande, Karla Wege, qui en 1954, a proposé sa méthode d'attribution de noms aux tempêtes Européennes, basée sur une liste de prénoms Allemands, attribués suivant la parité des jours et des années. Jusqu'alors, les tempêtes étaient nommées en fonction du lieu où elles frappaient. Ces noms variaient en fonction des pays touchés, ce qui rendait alors très difficile la mise en place des cartes météorologiques de l'époque.
Et chez nous ?
Les pompiers haut-rhinois ont été appelés sur pas moins de 150 à 200 interventions.
Pendant ce temps là ...
Malgré la gravité certaine de la tempête dans certaines régions Françaises, n'oublions pas que pendant que nous nous attardons sur les bobos Francais, le Chili à été victime ce week-end d'un séisme d'une magnitude de 8,8 sur l'échelle de Richter.
Là où les plaques tectoniques se rencontrent à une vitesse de 7 à 8 cm par an, ce tremblement de terre pourrait coûter de 15 à 30 milliards de dollars, soit entre 10 et 15% du PIB réel du Chili.
Les chiffres
- 1 million de foyers Français sans électricité
- 2 millions de sinistrés au Chili
- 670 000 habitants à proximité de l'épicentre du séisme Chilien
- 242 km/h, c'est la vitesse de pointe d'une bourrasque mesurée au pic du midi durant la tempête de ce week-end
- 69 départements en vigilance Orange
Sources : JDS, L'Alsace, WIkipedia
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